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Je n’ai pas envie de me contenter de râler dans mon coin. Alors je veux faire quelque chose. Concrètement.
Je propose qu’on commence petit, mais solidement. Pas besoin d’un grand appareil politique. On peut créer un mouvement ancré dans nos réalités.
Je souhaite ouvrir des espaces de parole là où je vis. Des réunions ouvertes, des cafés citoyens, des rencontres dans les quartiers, dans les villages, dans les lieux de travail. Pour parler vrai, sans experts qui monopolisent le débat. Pour écouter celles et ceux qu’on n’écoute jamais.
Je veux construire des ponts entre les travailleurs du public et du privé, entre les retraités, les jeunes, les chômeurs. Créer des moments de dialogue pour casser les clichés et retrouver ce qu’on a en commun.
À travers des témoignages, des portraits, des vidéos, des textes... je veux qu’on raconte nos vies. Ce qu’on vit au travail, dans nos familles, au chômage, dans les soins, dans l’éducation. Montrer que derrière les chiffres, il y a des personnes, dignes, qui tiennent debout.
Je propose qu’on s’organise pour répondre, collectivement, aux mensonges et à la stigmatisation. Tracts, tribunes, interpellations publiques : qu’on remette du vrai dans le débat.
Je crois à la mobilisation. Pas forcément des grandes manifs nationales au départ, mais des actions locales, symboliques, visibles. Des rassemblements, des occupations d’espaces publics, des moments de solidarité.
Il existe déjà plein d’initiatives isolées. Je veux aider à les relier. Que ce mouvement soit un carrefour, pas un sommet. Un outil au service de celles et ceux qui veulent que ça bouge, pas un énième drapeau.
Je ne veux pas subir. Je ne veux plus me taire. Alors j’avance.
Et j’avance avec ce que je suis.
Comme citoyen, parce que je crois encore à la démocratie vécue, pas seulement déclarée.
Comme éducateur spécialisé, parce que je vois chaque jour les dégâts d’un système qui exclut, stigmatise et divise.
Et comme modeste élu local, parce que je mesure combien nos territoires sont à la fois abandonnés… et parfois dirigés par des responsables plus soucieux de leur image que de l’intérêt général. Il est temps que ça change.
Pour l’instant, j’agis là où je suis.
Je me prépare localement pour les prochaines municipales.
J’ai adhéré à la CGT pour faire avancer les débats dans mon métier, pour ne plus rester spectateur des décisions qui nous écrasent.
J’écris des tribunes comme celle-ci, avec l’espoir qu’elles soient lues, partagées, discutées.
Et chaque fois qu’on m’interroge, je réponds franchement. Je dis ma façon de voir les choses, même quand ça dérange. Parce que c’est aussi ça, résister.
Je veux m’inscrire pleinement dans cette démarche.
Et si d’autres veulent avancer avec moi, on commence. Ici. Maintenant.