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Comme beaucoup, je suis en colère.
Le gouvernement annonce une nouvelle coupe budgétaire de plusieurs milliards d’euros pour les collectivités locales en 2026. Une fois de plus, ce sont nos communes, nos départements, nos intercommunalités qui vont payer le prix d’une politique nationale profondément injuste.
Car soyons clairs : le déficit qu’on nous demande de combler ne tombe pas du ciel. Il est le fruit de choix politiques bien précis, faits depuis des années. On a massivement baissé les impôts pour les plus aisés, supprimé des recettes stables comme la taxe d’habitation ou certaines taxes économiques… Et maintenant, on nous dit que les caisses sont vides. Résultat ? Ce sont nos territoires qui doivent se serrer la ceinture.
Ce qu’on nous prépare, c’est une véritable asphyxie. Moins de dotations pour investir, moins de compensations pour les pertes fiscales, plus d’incertitude sur les financements de l’État, des réformes floues qui planent comme des menaces sur le FCTVA ou les budgets sociaux… Et pendant ce temps, les besoins explosent : précarité, logement, santé, climat, sécurité, éducation… Tout cela, ce sont les collectivités qui y répondent chaque jour.
On veut nous faire porter les conséquences d’un modèle économique qui favorise les puissants, tout en nous privant des moyens d’agir localement pour les plus fragiles. C’est une double peine. Et je refuse de rester silencieux face à cette injustice.
Je le dis avec force : ce n’est pas une politique de rigueur, c’est une politique d’abandon. Et si le Parlement ne bloque pas ce budget, alors il faudra le faire entendre par d’autres moyens. Parce qu’on ne peut pas accepter qu’on démantèle ainsi nos capacités d’action locale, nos services publics de proximité, notre avenir commun.