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À Angervilliers et au delà je déplore une gestion des personnels ni efficace, ni bienveillante – élus et agents méritent mieux
En tant que citoyen engagée et élu municipal, j’observe depuis trop longtemps une gestion des personnels au sein de notre commune et de la communauté de communes qui me semble profondément défaillante. Ce que je vois ou entends chaque jour me préoccupe : des agents épuisés, démobilisés, souvent laissés sans reconnaissance ni accompagnement. Et des élus eux-mêmes parfois mal informés, isolés ou écartés des prises de décision essentielles.
Je ne peux pas rester silencieux face à cette réalité.
Le management en place est marqué par l’autoritarisme, le manque d’écoute et une absence de dialogue structuré avec les agents. Il ne s’agit pas de cas isolés, mais d’un mode de fonctionnement global, où la pression remplace la confiance, et où le silence est trop souvent la seule réponse donnée aux difficultés.
Je veux aussi dire que cette situation ne nuit pas seulement aux personnels : elle affaiblit la collectivité dans son ensemble. Car comment des agents peuvent-ils bien servir l’intérêt général s’ils ne sont pas respectés dans leur travail, dans leur expertise, dans leur dignité ? Comment des élus peuvent-ils pleinement exercer leur mandat si les informations leur parviennent tardivement ou partiellement, si la transparence fait défaut ?
Gérer, ce n’est pas dominer. Encadrer, ce n’est pas imposer. Être responsable d’une équipe, ce n’est pas confondre autorité et autoritarisme.
Aujourd’hui, je crois que ce mode de gestion révèle un manque de vision humaine et collective. Il traduit une gouvernance centrée sur le contrôle, plutôt que sur la confiance. Et il fragilise tout le monde : les agents qui s’épuisent, les élus qui se trouvent en porte-à-faux, et in fine, les citoyens qui pâtissent d’un service public dégradé.
Plutôt que de pointer seulement ce qui ne va pas, je veux aussi porter des solutions. Voici ce que je défends, pour bâtir un climat de travail sain, efficace et digne :
- Instaurer une culture du dialogue permanent entre les élus et les agents.
- Créer un espace d’expression sécurisé pour les personnels, afin qu’ils puissent signaler les difficultés sans crainte de représailles.
- Mettre en place une véritable politique de reconnaissance : valorisation du travail, encouragements, suivi de carrière.
- Former les encadrants et les élus à un management moderne, basé sur la bienveillance, la coopération et la confiance.
- Nommer si nécessaire une cellule d’écoute externe pour prévenir les situations de mal-être au travail.
Ces propositions sont simples, concrètes, réalistes. Elles visent un seul objectif : permettre à chacun – agents comme élus – de remplir pleinement son rôle, dans un climat de respect, de sécurité et d’engagement partagé.
Je n’écris pas ce texte unique contre quelqu'un mais pour quelque chose : une gouvernance plus juste, plus humaine, plus efficace. Car les élus méritent des agents motivés et bien traités, et les agents méritent des élus à l’écoute et bien entourés.
Il est temps de sortir du silence, de reconnaître ce qui ne va pas, et d’agir. Ensemble.