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Toucher au 8 mai : un mauvais signal
Je ne peux pas rester silencieux face à cette idée absurde : faire travailler le 8 mai. Ce n’est pas seulement une journée fériée qu’on voudrait supprimer, c’est un pan de notre mémoire collective qu’on malmène.
Le 8 mai, ce n’est pas un simple jour chômé : c’est le souvenir de la victoire contre la barbarie nazie, c’est l’hommage à ceux qui ont résisté, combattu, sacrifié leur vie pour que nous soyons libres aujourd’hui. Y toucher, c’est banaliser l’Histoire. C’est faire comme si tout cela n’avait plus d’importance. C’est un mauvais signal, profondément injuste et symboliquement dangereux.
Dans une période où les repères vacillent, où les extrémismes remontent, on aurait besoin de renforcer le devoir de mémoire, pas de l’effacer. Faire des économies en grignotant nos symboles, c’est la marque d’un pouvoir à court d’idées, mais pas à court d’indécence.
Je m’y oppose fermement. Parce qu’il y a des dates qu’on ne piétine pas.