/image%2F7041264%2F20250524%2Fob_8472f9_1000052983.jpg)
"Je m’étais juré de ne pas y toucher à nouveau…"
… au syndicalisme. Trop de casquettes déjà : l’écriture, les engagements municipaux, les projets citoyens. Et puis cette idée ancrée qu’on ne peut pas mener tous les combats à la fois, sans s’épuiser, sans se diluer.
Mais un jour, il y a eu les 400 000. Ce collectif soi-disant créé pour défendre les salarié·es du social et médico-social. Un nom fort, une belle façade… Et puis, en creusant un peu, la découverte glaçante : ce sont en réalité des syndicats patronaux qui sont à la manœuvre. Ceux-là mêmes qui refusent d’entendre les besoins criants du terrain, qui freinent les revalorisations salariales, qui ferment les yeux sur la souffrance des professionnels.
Ce jour-là, j’ai compris qu’on ne pouvait plus rester spectateur. Que même la colère, on nous la confisquait. Que ceux qui prétendent nous représenter ne défendent que leurs propres intérêts – financiers, politiques, ou simplement carriéristes.
Alors j’ai accepté. Je suis devenu représentant de section syndicale CGT. Non pas pour collectionner les étiquettes, mais parce que je crois à un syndicalisme de terrain, de conviction, et de lutte. Un syndicalisme qui ne baisse pas les bras devant l'injustice ni devant les faux-semblants.
Mais je ne suis pas un jusqu’au-boutiste aveugle. Je crois aussi à un syndicalisme de construction. Un syndicalisme qui peut dialoguer, négocier, avancer avec la direction, mais à une condition : que nous partagions des objectifs clairs et sincères. Le respect des salarié·es. La reconnaissance des métiers. La défense du service public et de l’humain.
C’est cet équilibre que je veux porter : combattre quand c’est nécessaire, collaborer quand c’est possible, mais toujours avec les salarié·es en ligne de mire. Jamais contre eux. Jamais à leur place.
Je m’étais juré de ne pas y toucher. Et puis j’ai compris qu’on ne change rien en restant sur le bord du chemin. Alors j’ai retroussé mes manches.