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Parce qu’on ne peut pas rester silencieux face à la manière dont notre pays traite celles et ceux qui fuient la guerre, la misère ou les persécutions.
Parce qu’il est indigne de faire faire la queue à l’aube, parfois toute la nuit, dans le froid, sous la pluie, à des hommes, des femmes, des enfants, simplement pour obtenir un rendez-vous en préfecture.
Parce que ces conditions inhumaines ne relèvent ni de l’oubli ni de l’impréparation : elles sont le résultat d’un choix politique, celui de la dissuasion, de l’humiliation, du mépris.
Je ne tiens pas un discours simpliste ou déconnecté des réalités complexes liées aux migrations.
Je sais qu’il y a des enjeux, des équilibres à penser, des tensions à gérer. Mais une fois que des hommes, des femmes et des enfants sont présents sur notre territoire, alors il est de notre devoir de les accueillir dignement, sans les maltraiter, sans les abandonner à la rue, sans les considérer comme un problème.
Je serai là pour exiger une administration respectueuse, des moyens à la hauteur, une politique d’accueil humaine.
Je serai là pour rappeler que demander un titre de séjour n’est pas un crime, que vivre ici n’est pas une menace.
Je serai là, simplement, pour me montrer humain.