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La présence d’un comité social et économique (CSE) dans une entreprise ou une structure ne doit pas faire croire que tout est déjà en place pour défendre efficacement les droits des salarié·es. Le CSE est une instance consultative, souvent limitée par son cadre institutionnel, ses moyens, et parfois sa composition. Il ne remplace pas une organisation syndicale structurée.
Créer une section syndicale, c’est aller plus loin.
C’est doter les salarié·es d’un outil indépendant, ancré dans une organisation syndicale reconnue, capable de porter des revendications claires, d’organiser des mobilisations, de négocier, et de s’inscrire dans un rapport de force.
Même avec un CSE :
La section syndicale garde la liberté de ton et d’action.
Elle peut désigner un·e délégué·e syndical·e ayant un pouvoir de négociation collective.
Elle bénéficie de moyens propres (affichage, réunions, diffusion, temps syndical).
Elle s’appuie sur une organisation externe pour former, conseiller, accompagner les salarié·es et leurs représentant·es.
La section syndicale permet aussi d’ancrer la vie syndicale dans la durée, indépendamment des mandats électifs du CSE. Elle assure une continuité, une présence sur le terrain, une écoute quotidienne, que ne permettent pas toujours les fonctions institutionnelles.
Enfin, elle politise le travail : elle donne du sens à l’action collective, relie les combats locaux aux luttes nationales, défend une autre vision du monde du travail, solidaire, juste et démocratique.
La section syndicale n’est pas un doublon du CSE. Elle en est le moteur, l’âme et la boussole.