/image%2F7041264%2F20250409%2Fob_6e92f3_1000050285.jpg)
Je suis révolté.
Laurent Wauquiez propose d’envoyer les personnes sous OQTF à Saint-Pierre-et-Miquelon. Il ne s’agit pas d’une maladresse, mais d’un projet délibérément brutal, méprisant et profondément dangereux. Depuis quand déporter des êtres humains sur un territoire français est-il devenu une idée acceptable dans le débat public ? Depuis quand l’exil intérieur est-il une mesure administrative ? Ce n’est pas une politique migratoire, c’est une relégation qui ne dit pas son nom. Une forme moderne de bannissement.
Ce genre de proposition piétine tout : le droit, la dignité humaine, le respect des territoires ultramarins. Elle transforme Saint-Pierre-et-Miquelon – où vivent des citoyens français – en zone de rebut. Comme si l’Outre-mer ne comptait pas. Comme si les étrangers n’étaient plus des personnes, mais des déchets à éloigner.
Ce n’est pas de la fermeté, c’est du cynisme. Une surenchère populiste destinée à flatter les plus bas instincts et à nourrir la peur, à coups de slogans simplistes et de boucs émissaires faciles. Mais derrière les mots, ce sont des vies qu’on brise, des liens qu’on détruit, des valeurs qu’on trahit.
Je refuse cette vision déshumanisante de la société. Je refuse qu’on instrumentalise l’Outre-mer comme un territoire poubelle. Je refuse qu’on traite les étrangers comme des coupables par défaut.
Notre République vaut mieux que cela. Elle doit rester fidèle à ses principes de justice, de solidarité et d’égalité. Et face à ceux qui veulent l’abîmer, il est de notre devoir de résister.