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Je les entends parler.
Avec leurs mots bien rangés, leurs phrases maîtrisées, leurs certitudes tranquilles.
Et plus ils parlent, plus je ressens cette distance.
Cette froideur.
Ce mépris feutré.
Ils parlent des "pauvres", des "non intégrés", des "gens qui ne comptent pas".
Ils en parlent comme d’un problème.
Jamais comme de personnes.
Ils classent, ils trient, ils jugent.
Sans jamais regarder vraiment.
Sans jamais écouter.
Ces discours-là, je ne les supporte plus.
Ils ne construisent rien.
Ils dégradent. Ils réduisent.
Ils nous effacent doucement, à force de mots vides et de regards hautains.
Alors j’ai choisi l’engagement.
Pas par posture. Par nécessité.
Parce que je refuse de laisser ces voix-là parler à ma place.
Parce que je crois qu’on peut faire de la politique autrement :
avec les gens, pour les gens, parmi les gens.
Mon engagement, il prend le contre-pied.
Il donne la parole à ceux qu’on n’entend jamais.
Il part du réel, pas des bureaux.
Il parle de dignité, pas de gestion.
Je ne veux pas d’une politique qui surplombe.
Je veux une politique qui relie.
Une politique habitée, ancrée, humaine.
Et ça commence par là :
par refuser que les mots qui blessent,
et choisir qu’ils rassemblent.