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Financer la protection de l'enfance est une nécessité absolue, une responsabilité collective à laquelle je ne peux rester indifférent. Comment pourrais-je accepter que des enfants grandissent dans la maltraitance, la négligence ou l’insécurité, simplement parce que les moyens manquent pour les protéger ? Pour moi, la question ne se pose même pas : chaque enfant a le droit de grandir dans un environnement sécurisé, entouré d’adultes bienveillants capables de l’accompagner et de lui offrir un avenir.
Il est essentiel d’agir en amont, de ne pas attendre que le pire se produise pour réagir. La prévention est l’une des clés d’une protection efficace. Avec des ressources adaptées, on peut mieux accompagner les familles en difficulté, leur offrir un soutien éducatif, psychologique ou matériel avant que la situation ne devienne critique. On peut aussi renforcer les dispositifs de signalement, former davantage de professionnels pour repérer les signes de détresse chez un enfant et intervenir rapidement. Car chaque jour perdu peut avoir des conséquences irréparables sur le développement d’un enfant.
Mais protéger, ce n’est pas seulement retirer un enfant d’un environnement dangereux, c’est aussi lui assurer un avenir. Un placement, une prise en charge, cela ne doit jamais être une simple solution d’urgence, mais un projet de vie. Je veux que chaque enfant confié aux services de protection bénéficie d’un accompagnement de qualité, qu’il trouve un cadre de vie stable et bienveillant, où il pourra se reconstruire. Cela passe par des foyers d’accueil correctement financés, des assistants familiaux formés et soutenus, des éducateurs spécialisés disponibles et en nombre suffisant.
Je refuse que la protection de l’enfance soit un secteur relégué au second plan, où l’on demande aux professionnels de faire toujours plus avec toujours moins. Trop souvent, ils sont débordés, en sous-effectif, et peinent à offrir un suivi adapté à chaque enfant. Pourtant, ce sont eux qui, chaque jour, changent des vies. Il est impensable de leur refuser les moyens de bien faire leur travail.
Investir dans la protection de l’enfance, ce n’est pas une dépense superflue, c’est un choix de société. Un enfant protégé aujourd’hui, c’est un adulte plus épanoui demain, un citoyen qui pourra contribuer pleinement à la société au lieu de subir les conséquences d’un passé douloureux. Chaque euro investi dans ce domaine est un pas vers une société plus juste, plus solidaire, où personne n’est laissé sur le bord du chemin.
Je crois profondément que protéger un enfant, c’est lui donner une chance de se construire malgré les épreuves. C’est lui dire qu’il compte, qu’il a de la valeur et qu’un avenir meilleur est possible. Et je veux que cet engagement devienne une priorité absolue.