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L’hôpital public est un pilier de notre société, un service essentiel qui garantit à chacun un accès aux soins, quel que soit son revenu, son âge ou son état de santé. Pourtant, depuis des années, il est malmené, affaibli par des choix politiques qui privilégient la rentabilité au détriment de l’humain. Manque de personnel, fermetures de lits, délais d’attente qui explosent… Chaque jour, soignants et patients subissent les conséquences d’un système à bout de souffle.
Je refuse de me résigner à cette situation. L’hôpital public ne peut pas être géré comme une entreprise. Sa mission n’est pas de générer du profit, mais de soigner, d’accompagner, de sauver des vies. Il est donc urgent d’agir pour redonner à nos établissements de santé les moyens de remplir pleinement leur rôle.
Je défends un hôpital entièrement public, financé de manière pérenne et doté de moyens suffisants pour répondre aux besoins de la population. Cela passe par une révision complète du mode de financement, en mettant fin à la tarification à l’acte (T2A), qui pousse les hôpitaux à privilégier la quantité au détriment de la qualité. La santé ne peut pas être une marchandise, et les patients ne doivent pas être considérés comme des "coûts" à réduire.
L’accès aux soins doit être une priorité absolue. Aujourd’hui, trop de patients renoncent à se faire soigner par manque de médecins ou en raison de délais d’attente trop longs. Il est impératif de renforcer les structures de proximité, en rouvrant des lits et en développant des centres de santé publics. Aucun citoyen ne devrait être contraint de parcourir des dizaines de kilomètres pour consulter un spécialiste ou se faire hospitaliser.
Derrière les murs de nos hôpitaux, il y a des femmes et des hommes qui se battent au quotidien pour assurer des soins de qualité, souvent au prix de leur propre bien-être. Infirmiers, aides-soignants, médecins, agents hospitaliers… tous sont en première ligne, et pourtant, leurs conditions de travail ne cessent de se détériorer.
Il est urgent de recruter massivement pour soulager les équipes, de revaloriser les salaires et de garantir des conditions de travail dignes. Les soignants ne doivent plus être contraints à des cadences infernales, à des gardes à rallonge, à des plannings impossibles qui les épuisent physiquement et moralement. Un hôpital qui prend soin de ses soignants, c’est un hôpital qui soigne mieux ses patients.
À l’échelle locale, nous avons un rôle à jouer pour défendre nos établissements de santé. L’EHPAD public de Briis-sous-Forges, par exemple, est un maillon essentiel du parcours de soins pour nos aînés. Sa rénovation est une nécessité, et il est inacceptable que des considérations purement politiques viennent freiner ce projet. Nous devons nous mobiliser pour garantir à nos aînés un accueil digne, avec des moyens humains et matériels adaptés.
Je suis également engagé pour lutter contre les déserts médicaux, un problème majeur dans de nombreuses communes rurales. Il est urgent d’attirer des médecins en facilitant leur installation, en soutenant la création de maisons de santé pluridisciplinaires et en développant la coopération entre la médecine de ville et l’hôpital.
L’hôpital public est un bien commun, un rempart contre les inégalités, un lieu où chacun doit pouvoir être pris en charge avec dignité. Il ne tient qu’à nous de refuser son démantèlement et de porter un projet ambitieux pour sa sauvegarde et son renforcement.
Je m’engage à défendre cet idéal, aux côtés des soignants, des patients et des citoyens. Ensemble, nous devons exiger un véritable plan de refondation pour un hôpital public humain, accessible et efficace. Parce que la santé n’a pas de prix, mais elle a un coût que l’État doit assumer pleinement.