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L' 'exemple de la SACEM s'inscrit dans une tendance plus large où tout devient monétisable, y compris les moments les plus intimes de la vie. On assiste à une marchandisation croissante de l'existence, où chaque geste, chaque émotion, chaque rite peut devenir une opportunité économique.
Le capitalisme a cette capacité à s’immiscer partout, en trouvant des justifications "logiques" à ce qui, auparavant, relevait du sacré, du collectif ou du simple bon sens. Funérailles, accès à l’eau, à la santé, à la culture... On privatise, on tarifie, on régule pour monétiser. Et souvent, cela se fait au nom du "droit des créateurs", du "coût du service", ou du "développement économique", masquant une logique plus brutale : celle du profit avant tout.
Le vrai danger, c’est que cette normalisation nous pousse à l’acceptation. Aujourd’hui, on paye pour écouter de la musique à un enterrement. Demain, faudra-t-il un abonnement pour avoir le droit de pleurer en public ?