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Ce qui se passe à Paris est grave, et doit être dénoncé. Mais il ne faudrait pas que la médiatisation de ces situations exceptionnelles occulte une réalité bien plus diffuse : celle que vivent, trop souvent, des enfants et des professionnels près de chez nous.
Dans de nombreuses communes, loin des projecteurs, les difficultés du périscolaire sont connues : manque de moyens, sous-effectifs, précarité des animateurs, conditions d’accueil dégradées. Et pourtant, malgré les alertes répétées, l’inaction – ou les réponses insuffisantes – des autorités censées intervenir interroge.
On ne peut pas se contenter de réagir à l’émotion suscitée par des affaires médiatisées. Il faut aussi avoir le courage de regarder ce qui dysfonctionne au quotidien, ici, localement, et agir concrètement pour garantir la sécurité et le bien-être des enfants.
Parce que ces situations ne sont pas des exceptions. Elles sont le symptôme d’un système à bout de souffle.