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En découvrant cet article, je suis saisi de stupéfaction et d’indignation. Comment peut-on, en 2025, dans un foyer censé protéger et sécuriser les enfants, en arriver à de telles pratiques ? Raser un enfant de 8 ans comme sanction, c’est une faute grave, une violence humiliante, et c’est l’exact opposé de ce que doit être notre métier.
Je ne cesse de le répéter : seul un cadre cohérent, structuré, partagé par toute une équipe peut éviter ces dérives. Lorsqu’il n’y a plus de repères, plus de supervision, plus de culture commune, alors ce sont les enfants qui en paient le prix. Et ce drame en est une illustration tragique.
J’espère sincèrement que les responsables de cet acte seront sévèrement sanctionnés, et qu’ils seront empêchés de retravailler un jour auprès d’enfants. Mais j’espère aussi que ceux qui ont laissé faire, ceux qui ont manqué à leur devoir de vigilance, seront rappelés à leurs responsabilités. La maltraitance institutionnelle naît rarement d’un individu seul : elle prospère dans le silence, l’absence de contrôle, la banalisation de pratiques indignes.
Ce qui me révolte encore davantage, c’est que ces comportements isolés salissent toute une profession. Une profession composée, pour l’immense majorité, de femmes et d’hommes qui s’engagent avec sincérité, qui accompagnent, soutiennent, protègent, réparent parfois l’irréparable. Voir leur travail éclaboussé par ces actes honteux est insupportable.
Pour l’enfant avant tout, pour les familles, pour les professionnels engagés et pour la crédibilité même de la protection de l’enfance, il est urgent que la lumière soit faite, que la justice passe, et que les pratiques soient enfin encadrées à la hauteur des enjeux humains qu’elles portent.