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On dit souvent que la politique, c’est un combat. Qu’il faut être dur, stratège, rusé. Qu’il faut savoir écraser pour exister. Moi, je crois l’inverse. Je crois que la vraie force, c’est la gentillesse.
Pas celle, molle et complaisante, qu’on confond avec la soumission. Non. La gentillesse courageuse, celle qui choisit l’humain avant le calcul. Celle qui ne se lasse pas de tendre la main, même dans un monde qui s’y habitue mal.
La gentillesse, c’est refuser de se résigner à l’indifférence. C’est croire qu’on peut encore s’écouter, se comprendre, se respecter, même quand on ne pense pas pareil. Elle est le contraire du mépris, ce poison lent qui ronge nos débats, nos villages, nos institutions.
Être gentil, aujourd’hui, c’est un acte politique. C’est dire non à la logique du chacun pour soi. C’est croire que la solidarité n’est pas une faiblesse, mais la condition même du vivre ensemble. C’est se souvenir que derrière chaque dossier, chaque chiffre, chaque décision, il y a des vies, des visages, des histoires.
La gentillesse n’est pas un slogan. C’est une pratique quotidienne, une manière de faire de la politique autrement — sans arrogance, sans violence, sans cynisme. C’est ce qui fait la différence entre gérer et servir, entre diriger et relier.
Alors oui, soyons gentils. Radicalement gentils. Parce qu’au fond, dans un monde qui s’endurcit, la gentillesse est la plus belle forme de courage politique.