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L’avenant qui devait permettre enfin une augmentation des salaires des aides à domicile a une nouvelle fois été refusé par le gouvernement.
Encore un refus, encore un mépris, encore une gifle pour celles et ceux qui accomplissent chaque jour un travail essentiel, mais toujours invisibilisé.
Nos dirigeants savent très bien que sans les aides à domicile, une grande partie de la société s’effondrerait. Ils savent que ce sont elles et eux qui permettent à des milliers de personnes âgées, handicapées ou dépendantes de vivre dignement. Ils savent que ce métier, exigeant, usant physiquement et moralement, est un pilier de notre solidarité.
Et pourtant, ils refusent toujours de le reconnaître à sa juste valeur.
Ce refus répété n’est pas une simple négligence : c’est un choix politique assumé. C’est l’expression d’une incurie grave, d’un aveuglement volontaire et d’une hiérarchie des priorités scandaleuse. Quand des milliards sont débloqués sans débat pour l’armement ou pour compenser les intérêts des grandes entreprises, nos dirigeants osent dire qu’il n’y a « pas de budget » pour celles et ceux qui s’occupent de nos aînés.
Qu’ils ne s’y trompent pas : à force de mépriser ce métier, ils condamnent tout un secteur à la pénurie, car demain, qui acceptera de travailler à des salaires qui ne permettent même pas de vivre ?
Ce gouvernement, comme les précédents, porte une responsabilité historique dans l’abandon programmé de l’aide à domicile.
Il est urgent d’inverser cette logique mortifère : revaloriser massivement les salaires, reconnaître la dignité de ce métier, et cesser d’opposer l’économique à l’humain. Investir dans l’aide à domicile, ce n’est pas une dépense : c’est une exigence de civilisation.