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Je refuse catégoriquement cette réforme injuste et méprisante du travail social, imposée sans aucun respect pour les professionnel·le·s du terrain. En tant que travailleur·se social·e, je suis en colère de constater une fois de plus que nos métiers, nos réalités, et nos expertises sont ignorés, piétinés même, au profit d’une réforme technocratique, déconnectée de nos besoins et décidée dans le dos de celles et ceux qui la vivent au quotidien.
Cette réforme n’a rien à voir avec une amélioration de notre secteur : elle est le reflet d’une politique de casse sociale, dictée par une logique comptable et patronale, au mépris total de l’humain. Elle ne résout rien : ni nos salaires trop bas, ni nos conditions de travail qui se dégradent, ni le manque de reconnaissance chronique de nos qualifications. Pire encore, elle contribue à dévaloriser nos diplômes, à vider nos métiers de leur sens, et à aggraver une crise déjà profonde du recrutement.
Je suis révolté·e par la manière dont le gouvernement et la DGCS ont procédé : dans le secret, sans débat, en contournant les représentant·e·s légitimes des salarié·e·s comme la CGT. Cette validation en catimini est un véritable déni de démocratie sociale. Et que le patronat applaudisse cette réforme devrait suffire à nous alerter : ce qui sert leurs intérêts ne servira jamais les nôtres.
Je me battrai avec mes collègues pour exiger :
- L’abandon immédiat de cette réforme illégitime,
- Une politique d’attractivité digne de ce nom, avec de vraies revalorisations salariales et l’amélioration concrète de nos conditions de travail,
- La reconnaissance de nos qualifications et de la pénibilité de nos missions,
- Et surtout, le respect de notre parole de professionnel·le·s.