/image%2F7041264%2F20250516%2Fob_ebc281_1000052566.png)
Je refuse l’indifférence.
Je refuse de détourner les yeux face à la haine.
Je refuse que des adolescentes et adolescents grandissent en pensant qu’il leur faudra se cacher pour être aimés.
Je refuse que des adultes vivent dans la peur du rejet, de l’insulte, de l’agression, pour le simple fait d’exister tels qu’ils sont.
La lutte contre l’homophobie, je ne la mène pas de loin. Elle fait partie de mes combats quotidiens, de mes convictions les plus profondes.
Parce que je suis éducateur, parce que je suis élu, parce que je suis citoyen, je ne peux pas me contenter de mots creux ou de gestes symboliques. Ce combat exige de la clarté, de la présence, du courage.
Je sais que dans nos villages, dans nos écoles, dans nos familles, le silence pèse encore.
Je sais que certains sourires masquent des blessures anciennes.
Je sais aussi que des jeunes grandissent ici, chez nous, en se demandant s’ils seront un jour acceptés, écoutés, protégés.
Alors je dis les choses simplement : oui, je lutte contre l’homophobie.
Parce qu’aimer ne devrait jamais être un danger. Parce que l’égalité ne se négocie pas. Parce qu’aucun enfant ne devrait avoir honte d’être lui-même.
Je m’engage pour que nos lieux de vie — nos écoles, nos clubs de sport, nos associations, nos services municipaux — soient des espaces où chacun a sa place.
Je m’engage pour que la parole homophobe ne soit plus banalisée. Qu’elle soit nommée, combattue, réparée.
Je m’engage aussi pour visibiliser les vécus LGBTQIA+, pour faire entendre celles et ceux qu’on a trop souvent réduits au silence ou à la caricature.
Je veux que, dans nos discours comme dans nos actes, dans nos politiques locales comme dans nos engagements personnels, la diversité ne soit plus un slogan, mais une réalité vécue.
Je n’ai pas toutes les réponses, mais je suis là. Je tends la main, j’écoute, j’apprends.
Et je continuerai, chaque jour, à agir. À dire non à la haine. À faire reculer l’ignorance. À construire, avec d’autres, une société plus juste.
Parce que la dignité ne se divise pas.
Parce que la liberté d’aimer est une liberté fondamentale.
Parce que tant que l’un ou l’une d’entre nous vit dans la peur, alors nous avons tous une responsabilité.