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Je refuse de voir le secteur social sombrer sous le poids des coupes budgétaires et du mépris politique. Chaque jour, je constate les difficultés grandissantes pour accompagner dignement les personnes en situation de fragilité. Pourtant, au lieu de renforcer les moyens, on nous impose des restrictions qui rendent notre travail toujours plus difficile, toujours plus précaire.
On nous dit souvent que nous sommes « dans le même bateau », employeurs et salariés. Si c’est vrai, alors il est temps d’agir ensemble, de refuser ces politiques d’austérité absurdes qui détruisent notre capacité à répondre aux besoins des populations. L’accompagnement social, l’éducation, le soin ne sont pas des variables d’ajustement.
Je ne veux plus me contenter de manifester dans mon coin, de choisir mes combats en fonction de ce qui est politiquement acceptable ou toléré. Si nous continuons à nous diviser, à nous taire, c’est la mort annoncée de notre secteur. J’appelle à un sursaut collectif, à un changement de curseur : refusons la répression et les décisions court-termistes dictées par des ambitions personnelles et électoralistes.
Dans chaque secteur, qu’il s’agisse du social, de la santé, de l’éducation ou d’ailleurs, l’union revendicative doit rassembler directions et salariés. Nous devons dépasser les clivages internes et porter d’une seule voix l’exigence de moyens dignes pour accomplir nos missions. C’est ensemble, et seulement ensemble, que nous pourrons peser face à un pouvoir qui ne cesse d’éroder nos métiers et les valeurs qui les fondent.