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Aujourd’hui, comme chaque 8 mars, je ressens,comme beaucoup, le besoin de rappeler pourquoi cette journée est essentielle. Ce n’est ni une célébration ni une formalité, mais un rappel nécessaire : l’égalité entre les femmes et les hommes est encore loin d’être acquise.
On pourrait croire que dans une société moderne comme la nôtre, ce combat appartient au passé. Pourtant, il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que les inégalités persistent. Écarts de salaires, précarité accrue, violences sexistes et sexuelles, remise en cause du droit à disposer de son corps… Tant de combats restent à mener. Cette journée est là pour donner la parole à celles qui luttent, à celles qu’on n’écoute pas assez, à celles qui subissent encore et toujours des injustices. Elle est là aussi pour rappeler aux hommes que ce n’est pas un combat de femmes, mais un combat de société, un combat de justice.
Dans mon engagement, qu’il soit politique, social ou littéraire, cette question me préoccupe au quotidien. En tant qu’élu local, je vois combien ces inégalités peuvent être invisibles si l’on ne prend pas le temps de les regarder en face. Comment garantir que toutes les femmes aient les mêmes droits, les mêmes opportunités, la même sécurité que les hommes ? Comment faire en sorte que notre village, notre pays, notre monde soient plus justes et plus égalitaires ? Cela passe par des actes concrets : un meilleur accès aux services publics, une attention particulière aux femmes en situation de précarité, un soutien aux mères isolées, une lutte renforcée contre les violences intrafamiliales.
Dans mes romans aussi, cette réalité transparaît. J’ai choisi d’écrire des histoires où les femmes ne sont ni des victimes passives ni des personnages secondaires. Elles sont fortes, résilientes, engagées, et parfois brisées par un système qui ne leur laisse pas toujours d’espace. Mais elles se battent, elles relèvent la tête, elles refusent d’être effacées. Parce que la fiction a aussi un rôle à jouer dans l’évolution des mentalités.
Le 8 mars n’est pas une fin en soi, ni une case à cocher sur le calendrier. C’est un rappel, un cri, une exigence. L’égalité ne se quémande pas, elle se conquiert. Et tant qu’il le faudra, je continuerai à porter ce message, dans mes engagements, dans mes écrits, et dans chaque espace où il reste du chemin à parcourir.