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Le 1er avril, certains racontent des blagues. Moi, j’affirme qu’un autre monde est possible.
Pas un rêve, pas une illusion : une nécessité.
Je refuse de me résigner face aux inégalités grandissantes, aux services publics qui s’effondrent, aux travailleurs essentiels qu’on applaudit un jour et qu’on oublie le lendemain. Je crois en une société où la solidarité n’est pas un slogan, mais une réalité. Où les services publics ne sont pas sacrifiés sur l’autel de la rentabilité. Où la démocratie ne se limite pas à déposer un bulletin dans l’urne tous les six ans, mais implique réellement les citoyens dans les décisions qui les concernent.
Dans le secteur médico-social, je vois des professionnels passionnés, dévoués, mais épuisés. Des soignants qui courent d’un patient à l’autre faute d’effectifs suffisants. Des travailleurs sociaux qui se battent contre la misère avec des moyens dérisoires. Des établissements en tension permanente, où la bonne volonté ne suffit plus à compenser le manque criant de moyens.
Alors oui, j’affirme que cet autre monde est possible. Et pour cela, je revendique :
- Davantage de moyens humains et matériels, pour garantir un accompagnement digne aux personnes âgées, aux personnes en situation de handicap et aux plus vulnérables.
- De meilleurs salaires et une vraie reconnaissance, parce que celles et ceux qui prennent soin des autres ne devraient pas avoir à se battre pour vivre décemment.
- Des conditions de travail à la hauteur de l’engagement des professionnels, parce que l’épuisement, la précarité et le manque de considération ne peuvent plus être la norme.
Le 1er avril, certains s’amusent des fausses promesses. Moi, je refuse qu’on tourne en dérision l’urgence sociale et sanitaire. Je refuse qu’on continue à faire semblant.
Parce qu’un autre monde est non seulement possible, mais indispensable. Et surtout, il est à construire, ensemble.