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Je pense qu’il est essentiel de se mobiliser, parce que rester silencieux face aux injustices, c’est accepter qu’elles se banalisent. Chaque recul social, chaque suppression de poste, chaque attaque contre nos services publics a des conséquences bien réelles, non seulement pour celles et ceux qui y travaillent, mais aussi pour l’ensemble des citoyens qui en dépendent.
En tant qu’éducateur spécialisé et élu municipal, je suis aux premières loges pour constater les effets concrets des politiques d’austérité sur nos communes, nos hôpitaux, nos structures médico-sociales et même sur l’emploi. Je vois des professionnels épuisés, des services sous tension, des usagers laissés sans réponse. Des familles en attente d’un accompagnement qu’on ne peut plus leur offrir faute de moyens. Des personnels qui, malgré leur engagement sans faille, doivent faire toujours plus avec toujours moins. Derrière chaque décision budgétaire prise sans concertation, ce sont des vies qui basculent, des territoires qui se fragilisent, et une société qui se divise.
Se mobiliser, ce n’est pas seulement exprimer un désaccord, c’est un acte de résistance contre une logique où la rentabilité prime sur l’humain. C’est affirmer haut et fort que le travail social, la santé, l’accompagnement des personnes vulnérables, l’éducation et l’emploi ne peuvent pas être traités comme de simples lignes comptables. C’est rappeler que derrière les chiffres, il y a des hommes et des femmes qui méritent mieux que des promesses creuses ou des discours technocratiques déconnectés de la réalité.
Je refuse la résignation. Je crois en l’action collective, en la solidarité et en la force du dialogue social. Mais je sais aussi que lorsque le dialogue est ignoré, la mobilisation devient une nécessité. Le 1er avril, je serai aux côtés de celles et ceux qui se battent pour leurs droits, pour la dignité de leur métier et pour la qualité des services publics que nous défendons. Parce que rien ne change sans engagement, parce que renoncer aujourd’hui, c’est accepter de voir disparaître demain ce qui fait encore société.