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L’amour, pour moi, est ce qui donne du sens à tout ce que je fais, ce qui relie les êtres entre eux, ce qui nourrit l’espoir et pousse à avancer, même dans les moments les plus sombres. Il est partout, dans les gestes du quotidien, dans les combats menés, dans les mots échangés, dans le regard que l’on pose sur le monde et sur ceux qui le peuplent. Il ne se limite pas à la passion amoureuse ou aux élans romantiques. Il est aussi bienveillant et fraternel, il est amitié indéfectible, il est engagement, fidélité à des valeurs, et refus de l’indifférence.
Quand j’écris, je le ressens à travers mes personnages, à travers leurs doutes, leurs quêtes, leurs failles. Peut-être que c’est une forme d’amour aussi : celui des histoires qui éclairent des vérités, celui des âmes cabossées qui tentent malgré tout d’avancer, celui des combats pour plus de justice. Théodore Grandin, lui, ne se bat pas seulement pour élucider des affaires, il le fait par humanité, parce qu’il croit que certaines choses méritent qu’on s’y attarde, qu’on ne détourne pas les yeux. Et s’il se retrouve à traquer la vérité, c’est peut-être parce qu’il n’accepte pas l’injustice, parce qu’il a, au fond de lui, cette part d’amour qui l’empêche de renoncer.
Dans mon engagement politique et citoyen, il y a cette même force. Aimer, c’est vouloir le meilleur pour les autres, pour sa communauté, pour les générations futures. C’est se lever chaque jour avec l’envie de changer, d’améliorer, de construire ensemble. C’est refuser que les plus fragiles soient oubliés, c’est porter la voix de ceux qui ne peuvent pas toujours se faire entendre. L’amour, c’est aussi ça : un moteur, une volonté de tendre la main, de ne pas céder au cynisme ni à la résignation.
Et puis, il y a l’amour du quotidien, celui qui se glisse dans un sourire, une étreinte, un regard qui en dit long. Celui qui n’a pas besoin de mots, mais qui habite chaque instant. Celui qui est là, même dans le silence, même dans l’absence. Celui qui fait que, malgré tout, on continue d’avancer, parce qu’aimer, c’est aussi résister.