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Je refuse de rester les bras croisés pendant que le gouvernement et le patronat démantèlent le social et le médico-social. Le 1er avril, nous étions des milliers dans la rue, à l’appel de la CGT, et j’y étais, déterminé à défendre nos droits, nos métiers, et les personnes que nous accompagnons chaque jour. Mais une seule journée ne suffit pas.
En Essonne comme ailleurs, je vois les conséquences concrètes de ces politiques : des postes supprimés, des budgets en baisse, des équipes épuisées, des familles laissées sans solution. Je vois aussi les attaques contre nos conditions de travail, la pression grandissante, la logique marchande qui s’installe partout.
Je ne peux pas me taire quand on piétine nos valeurs, quand on sacrifie les plus vulnérables au nom de la rentabilité. Je ne veux pas d’un avenir où l’humain passe après les chiffres.
Je tiens à le dire clairement : je ne me reconnais pas dans le collectif des “400 000”, soutenu par les employeurs et initié par des proches du pouvoir. Leur discours ne porte pas nos luttes, il les récupère.
C’est pourquoi le 15 mai, je me mobiliserai à nouveau, à l’appel de la CGT, pour un véritable rapport de force, pour nos conditions de travail, pour l’avenir de l’action sociale et médico-sociale.
Je me lèverai avec mes collègues, pour les usagers, pour un service public digne de ce nom et pour nos conditions de travail contre la paupérisation du travail social. Et j’appelle toutes celles et ceux qui partagent ce constat à me rejoindre. Ensemble, faisons entendre notre voix.