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Franchement, je me demande s’ils réalisent vraiment l’image qu’ils renvoient. Après le président de l’OM qui se ridiculise en tribune avec son attitude, c’est au tour de l’entraîneur de l’OL de perdre ses nerfs face à l’arbitre. Je comprends bien que la pression soit immense, que chaque décision compte, que la frustration fasse partie du jeu, mais à ce niveau de responsabilité, est-ce vraiment la réaction à adopter ?
Ces figures du football, censées incarner un certain professionnalisme, finissent par donner une image désastreuse : celle d’un sport où la colère, l’excès et la contestation permanente semblent plus importants que le respect du jeu. Ce qui me frappe surtout, c’est le décalage entre ce qu’ils devraient représenter et ce qu’ils montrent réellement. Ils sont observés, écoutés, scrutés à chaque instant par des milliers de supporters, dont des jeunes qui prennent exemple sur eux. À force de les voir se comporter ainsi, comment peut-on espérer que les tribunes restent apaisées, que les joueurs eux-mêmes respectent les décisions arbitrales, ou que le football conserve son image de sport avant tout basé sur le talent et l’intelligence de jeu ?
Je ne dis pas qu’il faut tout accepter sans broncher. Il y a des injustices, des erreurs, des moments où la frustration est légitime. Mais il y a une manière d’y faire face. Un entraîneur, un président, ce sont des figures d’autorité. Leur rôle ne se limite pas à diriger une équipe ou gérer un club, ils sont aussi garants d’un état d’esprit. Lorsqu’ils cèdent aux pulsions et aux excès, ils envoient un message terrible : celui que la colère et le mépris sont des réponses acceptables face à l’adversité. Or, ce qui fait la force d’un vrai leader, ce n’est pas sa capacité à s’emporter, mais celle à garder son sang-froid, à canaliser l’énergie dans l’intelligence du jeu et du management.
Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’à force de multiplier ces scènes, ils abîment l’image même du football. Un sport qui, pourtant, devrait avant tout être une école de maîtrise, de dépassement et de respect. S’ils ne réalisent pas cela, alors peut-être ont-ils oublié ce qui fait vraiment la grandeur du jeu.