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Aujourd’hui, je pense à celles et ceux qui écrivent derrière des barreaux.
À ceux pour qui chaque mot devient un acte de résistance, une preuve d’existence.
Je pense à ces écrivains que l’on emprisonne non pas pour des crimes, mais pour des idées.
Pour avoir osé nommer l’injustice, raconter la souffrance, dénoncer la censure.
Écrire, c’est respirer. C’est dire le monde autrement, le questionner, le déranger parfois.
Quand un écrivain est réduit au silence, c’est toute une société qu’on bâillonne.
Je crois que les mots n’ont pas de frontières, pas de cellules, pas de murs capables de les retenir.
Ils traversent les murs, les geôles, les menaces. Ils survivent aux dictatures et aux peurs.
Écrire, c’est un droit. C’est une liberté fondamentale, aussi essentielle que l’air qu’on respire.
C’est la voix de ceux qu’on n’écoute plus, c’est la mémoire de ce qu’on voudrait effacer.
Alors, en cette journée mondiale des écrivains en prison,
j’affirme mon soutien à toutes celles et ceux qu’on tente de faire taire.
J’écris pour eux, avec eux, malgré tout.
Parce qu’écrire, c’est rester debout.