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En ce jour de mémoire, je ne peux m'empêcher de repenser à ma présence à Auschwitz, il y a quelques années. J'y suis allé, non seulement pour rendre hommage aux victimes, mais aussi pour tenter de comprendre, de ressentir, d'être en présence de ces souffrances qui, bien que lointaines dans le temps, continuent de résonner profondément. Auschwitz, avec son silence lourd, m'a permis de toucher du doigt la tragédie vécue par des milliers de personnes, de me confronter à la brutalité de l'histoire.
C'est ce silence, lourd de sens et de douleur, que j'ai cherché à comprendre, à démêler dans mon roman Les cris du silence. Dans ce livre, je raconte l’histoire de Sarah, une survivante d'Auschwitz, et de la quête de son interlocuteur pour retrouver sa trace. Une quête intime, mêlée de mémoire, d'espoir et de recherche de vérité. Ce roman, à paraître dans quelques mois, est mon hommage à ceux qui ont disparu dans l'indifférence et au travail de mémoire nécessaire pour que jamais leur histoire ne soit oubliée.
Aujourd'hui, en ce jour de commémoration, je me souviens. Je me souviens de l’importance de chaque histoire, de chaque vie, de chaque souffrance. Il est essentiel de ne jamais oublier, de préserver la mémoire, et de transmettre cette flamme de la résistance. C’est ce devoir que j’essaie d’honorer, à travers mes mots et à travers ce livre, afin que l’héritage des déportés, des résistants, des Justes, demeure vivant, et que le silence ne soit plus jamais un cri étouffé.