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Chaque année, le 28 avril, nous nous rassemblons pour rappeler que la santé et la sécurité au travail ne sont pas des privilèges, mais des droits fondamentaux. Cette journée est l'occasion de rendre hommage à celles et ceux qui ont perdu la vie, ont été blessés ou sont tombés malades en accomplissant leur travail.
À travers le monde, des millions de travailleurs continuent d’être exposés à des risques évitables : accidents, maladies professionnelles, troubles psychologiques liés aux conditions de travail. Dans un contexte où la rentabilité est trop souvent placée au-dessus de la santé humaine, il est crucial de rappeler que chaque vie compte, que chaque accident est un accident de trop.
La mobilisation du 28 avril vise aussi à interpeller les employeurs, les institutions et les gouvernements : il est urgent de renforcer la prévention, de faire respecter les normes de sécurité existantes, d’améliorer les conditions de travail et de donner toute leur place aux représentants du personnel dans la défense de la santé des salariés.
Parce que la sécurité au travail doit être une priorité, parce que la dignité au travail passe par la protection de la santé physique et mentale, nous appelons à l'engagement de tous. Ensemble, faisons du travail un lieu de vie, et non un lieu de risque.
Agir pour la santé et la sécurité au travail, c’est défendre la vie.
En France, malgré un cadre réglementaire solide, la santé et la sécurité au travail restent un défi majeur.
Chaque année, plus de 645 000 accidents du travail sont recensés, avec plus de 700 décès. Les secteurs du BTP, de l’agriculture et de l’industrie sont particulièrement touchés.
Les troubles musculo-squelettiques représentent près de 90 % des maladies professionnelles, tandis que les risques psychosociaux (stress, burn-out) progressent rapidement.
Des avancées sont en cours :
- Renforcement de la prévention.
- Meilleure prise en compte des risques psychosociaux.
- Développement de la télémédecine au travail.
Protéger la santé au travail, c'est garantir la dignité et le respect de chaque salarié.
La santé et la sécurité au travail sont et doivent rester un droit fondamental.
Garantir la santé et la sécurité au travail est plus qu'une obligation légale : c'est un enjeu fondamental de dignité humaine et un facteur clé de performance sociale et économique.
Un cadre réglementaire solide
Le Code du travail impose aux employeurs une obligation générale de sécurité, avec des mesures précises :
- Évaluation des risques professionnels.
- Mise en place d’équipements de protection.
- Formation continue à la sécurité.
- Surveillance médicale des salariés.
La France dispose également du Plan Santé Travail 2021-2025, qui donne la priorité à la prévention primaire.
Une situation contrastée
Malgré ces dispositifs :
- 645 000 accidents du travail ont été recensés en 2023, dont plus de 700 mortels.
- Les secteurs les plus exposés restent le BTP, l’agriculture, l’industrie, et le travail intérimaire.
- Les troubles musculo-squelettiques (TMS) représentent près de 90 % des maladies professionnelles reconnues.
Par ailleurs, les risques psychosociaux explosent : stress chronique, burn-out, harcèlement. Le mal-être au travail est devenu une problématique de santé publique.
Des évolutions récentes
Pour améliorer la situation :
- Le rôle des services de prévention et de santé au travail a été renforcé.
- La télémédecine se développe pour mieux suivre les salariés.
- Les entreprises sont incitées à négocier sur la qualité de vie au travail (QVT).
Les défis à venir
Il reste beaucoup à faire :
- Renforcer la prévention dans les TPE/PME.
- Reconnaître les pathologies psychiques liées au travail.
- Adapter les dispositifs aux nouvelles formes de travail (télétravail, flex-office).
- Intégrer la santé mentale et physique comme un pilier incontournable de toute politique RH.